Scan10001 copie2


 LOWICK MNR, éternel apprenti graffeur 

    Lowick MNR est graffeur à Istres. Comme tout graffeur qui se respecte, Loïc Pasquelins est plus connu sous son pseudo, « Lowick MNR ». Et, à seulement 21 ans, ce natif d’Istres sillonne l’espace public depuis déjà 10 ans. Avec ses airs timides de jeune premier, difficile de croire que Loïc Pasquelins pratique le street art. Et pourtant cette passion l’anime depuis le collège. « Pendant mes cours de français, je faisais des lettrages et, progressivement, je me suis mis au dessin et au graphisme », se souvient-il. À l’école de Salon-de-Provence, il embarque Yann (dit « Imer »), son ami d’enfance, et brave les interdits pour mettre en application sa technique sur des terrains abandonnés. « C’était une compétition cordiale entre nous, explique son camarade. Il a toujours eu un vrai talent, il n’était pas dans le recopiage comme beaucoup d’entre nous. »

L’Indien d’IAM – Pour se perfectionner, il intègre une Terminale STI option arts appliqués à Marseille puis décroche son BTS design d’espace à Toulouse avant de poursuivre à l’école supérieure des arts de Bruxelles. Pourtant, « l’expérience n’a pas été assez créative pour moi. Je veux pouvoir me démarquer en jouant avec l’environnement urbain» 5 de ses productions sont visibles dans des friches industrielles de Port-Saint-Louis dont « l’une s’est retrouvée par hasard dans le clip du groupe IAM ». Lors de leur dernier passage en concert à Istres, Loïc a d’ailleurs réalisé une toile, en live, pour leur rendre hommage.

Entre abstrait et figuratif, il révèle la beauté des ruines et des lieux abandonnés à la lumière de ses aérosols. En attendant de pouvoir réaliser des œuvres gigantesques à travers le monde comme son idole, le graffeur américain El Mac, il suit son petit bonhomme de chemin. Une exposition de ses toiles est prévue en 2014, à Berre-l’Étang.

Article de Sarra Trabelssi pour le Wikibee, magasine de nouvelles locales de la ville d’Istres – ICI

"LE GRAFF, C'EST DE L'ART POUR TOUS"

 Interview de Lowick MNR, pour l’exposition “Rêver’Berre, dans le cadre du Festival des cultures urbaines de Berre l’Etang.

La provence – ICI


Démarrage en trombe au festival des cultures urbaines

 Il y avait beaucoup de monde à la médiathèque vendredi pour le décrochage de l’exposition “Rêver Berre”, en présence de l’artiste Loïc Pasquelins. Installées depuis le 15 avril, les toiles du graffeur ont suscité un véritable engouement de la part du public qui regrettait de ne pouvoir en profiter plus longtemps dans le cadre de la médiathèque. Il faut dire que les oeuvres exécutées pendant les cinq mois de résidence artistique de “Lowick MnR”, en totale immersion dans la ville, ont de quoi toucher : paysages des bords de l’étang et de ses cabanes de chasseurs, silhouettes nocturnes près de l’usine pétrochimique, gare désaffectée, animation des jours de marché, portraits, ici tout parle aux Berrois.

Les toiles de grande taille ou plus réduites (peintes parfois en collectif, à la bombe ou à l’acrylique, d’après photos ou “en live”) et les objets exposés, sont traités de manières les plus diverses : calligraphies, inspiration réaliste ou à la limite du fantastique, couleurs douces, traits précis. On est parfois loin ici de ce que l’on peut imaginer quand on pense au graff. “Les graffitis sont des peintures exécutées dans la rue mais qui peuvent être très différentes les unes des autres, ce n’est pas seulement des signatures“, explique Loïc. Le personnage a aussi de quoi séduire : disponible, simple, souriant, accordant à chacun un moment d’attention, il se prête de bonne grâce aux signatures ou à la photo “avec les petits frères” que lui demandent les enfants avec lesquels il a travaillé pendant la semaine dédiée aux ateliers. “Après ces cinq mois d’aventure de partage et de plaisir avec l’artiste“, l’équipe de la médiathèque a passé le relais à celle du forum qui a suspendu à nouveau les toiles dans la salle polyvalente, pour les prochains “shows dance” du lendemain et le battle Europa du samedi 3 mai. Place au sport pour le prochain rendez-vous du festival des cultures urbaines : mercredi 30, l’après-midi sera endiablée grâce à la street animation, dans les jardins du forum.

Pierre Korobeinik pour La Provence – ICI


 Les Interviews 

  Interview diffusée sur la radio Chérie Fm, mardi 25 mars 2014.

  Interview réalisée par Laurent du Forum Espace Loisirs Jeunesse de Berre l’Etang.

Lien Youtube ICI

 FESTIVAL DES CULTURES URBAINE - Place au Street art, amateur et professionnel 

A Berre-l’Etang, l’édition 2014 débute par la présentation des toiles de Loïc Pasquelins.

/// Portrait d’un jeune artiste.

 Cinq ans déjà que les cultures urbaines sont dans la place à Berre-l’Étang. L’édition 2014 a débuté par la présentation des toiles du jeune artiste Loïc Pasquelins à la médiathèque municipale. Exposées du 15 au 25 avril, les œuvres de Lowick MnR sont encore à découvrir à la médiathèque aujourd’hui. En effet, ce jeune artiste de 22 ans, en résidence artistique à Berre-l’Étang, donne rendez-vous au public pour le décrochage de ses toiles. Cette exposition, au titre évocateur « Rêver Berre », saura susciter la curiosité de tous : l’artiste porte un regard sensible et original sur les différentes facettes de la cité berroise.

Lowick MNR alias Loïc Pasquelins se passionne pour le « Street art » dès l’âge de 10 ans. Il découvre cet art au cours d’un voyage en Floride en 2005. Là où le graffiti dérange, il y voit technique, matière, liberté d’expression et illustration. Autodidacte, il s’intéresse au dessin, au travail de la lettre et aux couleurs. Après un Bac option arts appliqués à Marseille, en 2010, il poursuit ses études en design d’espace à Toulouse, puis à Bruxelles pour faire de l’illustration. Les rencontres occasionnées ont été pour lui essentielles ; à travers diverses collaborations, il a pu découvrir des techniques, des styles, des approches et des influences différentes. Elles lui ont permis de ne pas s’enfermer dans une pratique précise et de jouer justement avec cette mixité dans une recherche d’équilibre visuel.

Depuis, il utilise ce qui lui a été enseigné, enrichi de sa pratique personnelle pour le réinvestir dans des projets ou pour des productions sur toile, bois ou mur, ajoutant un côté éphémère à l’œuvre. L’expérience de résidence artistique berroise est un plus dans la carrière de ce jeune artiste aux multiples talents. A découvrir séance tenante.

JEAN MAZEL pour  La Marseillaise – Avril 2014 –  Article ICI